Petite présentation biographique de LauL, et de ses multiples talents artistiques.
Parachuté en 1960, LauL subit sa scolarité avec oisiveté, recul, et discrétion. À
l'Atelier Leconte (Paris), il prépare son entrée à l’école nationale supérieure des
arts décoratifs en 1978, pour un séjour étriqué de trois semaines. Il en sort pour
préférer zoner en bonne compagnie, dans les endroits vierges de la capitale. Avec
Masto, photographe, il fonde le groupe classé inclassable, Lucrate Milk, dans lequel
il joue de la basse, et créé des visuels pour le groupe.
Il interrompt cette libre aventure en 1983, afin d’éviter toute prise au sérieux
intempestive, pour grossir la troupe des Bérurier Noir, sur les planches à dessein
(clown, acrobate, choriste et scénographe), puis sur la planche à dessins (pochettes
des disques, fresques, affiches.). Ses illustrations restent aujourd'hui encore
directement associées à l'identité visuelle du groupe, et ornent toujours les
tee-shirts à l'effigie du groupe.
Ses illustrations, plus noires que blanches, révèlent un cynisme jovial. Un trait
gras au service de sujets graves, ses planches couleurs contrastent avec la noirceur
du tableau évoqué. Ses clowns innocents qui déclinent des accidents suicidaires sont
criards en couleurs et criants de douleur contenue.
Toujours en 1983, il expose pour la première fois ses illustrations à Paris, avec le
collectif Abattoirs, puis à Bourges, pour l’association Émétroppe. En 1985, il
dédicace un porte-folio “Les Looks du Rock”, commandé et édité par “Temps Libre”, à
la droite du très respectable Willem.
Durant les années 80-90, il se louera aux moins offrants, grattant le papier pour
deux, trois groupes "alternatifs", comme les Ludwig Von 88, Buster, aide aux débuts
de la Compagnie Tamérentong (troupe d'enfants), et conçoit les décors et la plaquette
pour les Macadam Phénomènes (cirque de rue). Il se fera également un peu d'argent de
poche grâce à ses peintures sur blousons, et ses figurations pour le cinéma
(notamment dans “Tchao Pantin”), ou pour le petit écran (notoirement dans “Merci
Bernard” de J-M. Ribes).
En 1989, profitant de la chute du mur, LauL s’évade des Bérurier Noir pour battre la
campagne en retraite. En 1993, avec un autre Laulo, ils décident de faire la paire et
d’ouvrir un dépôt-vente associatif, L'Entrepotes (recyclage d'objets de récup,
transformation de mobilier, détournement d'objets usuels).

Il commencera à emmagasiner idées, matière première et savoir faire (merci Laulo !)
pour en 2002 se consacrer à la sculpture.
Les sculptures de LauL sont des assemblages d'objets oubliés, des patchworks
d'outils usés au point d'être inoutilisables, LauL semble vouloir désacraliser l'art,
populariser la sculpture, la descendre de son piédestal, briser la glace des vitrines
entre elle et vous, sublimer sa présence au détriment de sa prestance... Bref, lui
ôter son statut de statue.
Plus proches de la BD en 3D que des académies classiques, leur titre humoristique
invite à une approche plus ludique que culturelle. Ses créations sont en fait des
créatures... Elles semblent statiques, tel un animal de compagnie attentif, telle une
marionnette abandonnée, tel un jouet cassé mille fois rafistolé, tel un fétiche
porteur de charme, un totem, un épouvantail... Mais, elles ont l'air d'attendre que
quelqu'un les comprenne, qu'une âme les anime, qu'un enfant leur donne la vie. Ces
créatures sont familières; leurs physionomies trahissent une hérédité chargée d'objets
singuliers et de lieux communs. Leurs attitudes invitent à des aventures dont vous
êtes le scénariste. Elles promettent d'avoir un rôle dans votre quotidien, ne
serait-ce que vous rendre le sourire. D'aucuns y verront une suite logique de l'oeuvre
graphique et scénographique ...................... Mais c'est à vous de voir!
Depuis 2002, LauL expose régulièrement ses sculptures: à Paris (aux Ateliers de
Belleville en 2006, et à la galerie “l'Arche de Morphée” en 2002 et 2004), à
Hauterives (en 2003, 2004 et 2006), à Manthes (au Prieuré en 2006), à Lyon (à la
bibliothèque Lyon-Perrache en 2002, et à la Galerie Dorée en 2006), à Vienne (au Off
du festival de jazz en 2004 et 2005), à Épinouze (à la chapelle de Lachal en 2005), et
à Chambery (au “Bar à Thym” en 2005).
En parallèle, il réalise des affiches, décors et accessoires pour des compagnies de
Théâtre, comme "Transcène", "Carcara", et "Aux parleurs". En 2003 et 2004, il ressort
ses deux plumes pour Bérurier Noir: Une qu’il trempera dans leur noirceur légendaire
pour réaliser de nouvelles illustrations et animations pour le DVD/CD “Même Pas Mort”,
l'affiche, le tee-shirt et quelques étendards de la tournée “Fiesta Bérurière”, à
Québec et Dour (Belgique); l’autre qu’il se plantera dans le fion pour accompagner le
troupeau de rock dans une ultime sarabande dont il règlera la scénographie. Son
travail pour le groupe est presque visible sur le DVD “L'Opéra des Loups”.
En 2005, il illustre la pochette du disque de Ces Deux Là, et réalise plusieurs clips
pour le DVD/double CD anthologique de Lucrate Milk, édité par FZM. Il intervient sur
des ateliers d'éveil artistique en milieu scolaire et en centre aéré, réalise avec des
ados la transformation de leur foyer ou salle de loisirs.
En 2006, LauL s'associe avec Le K., qui lui viendra en aide dans maints domaines, et
réalisera pour lui ce site web. Ensemble ils
créent Panneau Pli, et la galerie virtuelle http://ck.facthedral.com/pliages, où
figurent plus de 350 de leurs mises en pli. Quelques uns d'entre eux seront
simultanément exposés à Toulouse et Hauterives à la fin Juillet 2006. Actuellement, ils plannifient la nouvelle exposition de sculptures "Et Si c'Etait Art-Fer", et travaillent sur la mise en page d'une série de trois livres anthologiques (deux recueils d'illustrations, et un des sculptures).
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Vous êtes gérant d'un espace d'exposition, et vous seriez intéressés pour que LauL expose dans vos lieux:
- Téléchargez le pressbook de LauL en format .pdf . (16 pages. 3,1mo)
-
pour convenir d'une date et des conditions d'exposition.
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